OCR et assurance : lire automatiquement les pièces de sinistre
Dans un cabinet de courtage, une grande partie du travail des gestionnaires consiste à lire des documents et à en recopier le contenu : une attestation, un relevé d'information, une pièce de sinistre, un constat. La lecture automatique de documents, souvent appelée OCR, permet de réduire fortement cette ressaisie.
OCR : de quoi parle-t-on ?
L'OCR (reconnaissance optique de caractères) transforme une image ou un PDF scanné en texte exploitable. Seul, il ne suffit pas : savoir lire les caractères ne dit pas où se trouve le numéro de contrat ou la date du sinistre.
Les outils actuels combinent donc deux étapes :
- la lecture du document, même scanné de travers ou photographié ;
- l'extraction des bonnes informations : nom de l'assuré, numéro de police, dates, montants.
Les documents qui s'y prêtent le mieux
- Les attestations et relevés d'information, dont la structure varie peu d'un assureur à l'autre.
- Les pièces justificatives de sinistre : factures de réparation, devis, certificats.
- Les quittances et avis d'échéance, utiles pour le rapprochement des encaissements.
Les documents manuscrits ou très hétérogènes restent plus délicats, et demandent davantage de contrôle humain.
La règle d'or : signaler plutôt que deviner
Un bon système de lecture ne doit jamais inventer une valeur. Quand un champ est illisible ou incertain, il le signale pour vérification au lieu de le compléter au hasard. C'est ce qui permet de lui faire confiance au quotidien.
Et la confidentialité ?
Les documents d'assurance contiennent des données personnelles, parfois sensibles. Avant tout projet, il faut définir où les documents sont traités, qui y a accès et combien de temps ils sont conservés. C'est une question à poser à tout prestataire, et la première que nous traitons pendant le diagnostic.
Par où commencer
Le plus efficace est de choisir un type de document à fort volume, par exemple les relevés d'information, et de mesurer le temps passé aujourd'hui à les ressaisir. C'est souvent suffisant pour justifier un premier projet.
Nous détaillons ces usages sur la page automatisation pour les cabinets de courtage.